Le Bouyonnec: biographie d’un gauchiste adéquiste

Intro: Le virage à gauche de l’ADQ

Stéphane Le Bouyonnec est le président de la commission politique de l’Action démocratique du Québec. Bref, il est à la tête du petit comité qui fait la pluie et le beau temps sur l’idéologie du parti.

Si vous cherchez à comprendre le virage politique de l’ADQ, qui est passé d’un parti de droite non-interventionniste à un espèce de parti nationaliste-protectionniste qui fait le dos à l’économie de marché, vous devez passer par Stéphane Le Bouyonnec.

Car ce personnage est un exemple typique de celui qui a toujours dépendu de l’état pour se réaliser. Je vous propose donc un portrait en trois temps de M. Le Bouyonnec, qui compte parmi les responsables du deuxième plus pire changement de cap politique du Québec, après la mise de côté de la souveraineté par la cheffe du Parti Québécois, Pauline Marois.

Les années 80: Bouyonnec le marxiste

Stéphane Le Bouyonnec est étudiant à Polytechnique, mais aussi un militant de gauche. À cette époque, les syndicats étudiants sont au cœur d’une partie de bras de fer avec le gouvernement péquiste. Les enjeux étaient simples: prêts et bourses et, aussi, de nouveaux ordinateurs pour les étudiants de Polytechnique. Il aurait été à l’origine d’une dizaine de grèves au cours de son parcours scolaire.1

Comme tout bon leader étudiant qui se respecte, il a milité à gauche et a fini par rejoindre ses ennemis, le Parti Québécois, où il a été près de Pierre-Marc Johnson.2 Entre-temps, il délaisse ses convictions de militants gauchistes et fait ses premiers pas dans le monde de « l’entrepreneurship », non sans avoir travaillé au gouvernement quelques temps, comme conseiller pour le ministre de l’Enseignement Supérieur, des Sciences et de la Technologie, Jean-Guy Rodrigue (Parti Québécois) en 1985.

Les années 90: Bouyonnec le péquiste-bloquiste-lobbyiste

La carrière politique de Stéphane Le Bouyonnec est aussi changeante que les prises de position de Mario Dumont. Péquiste jusqu’à ce que Jacques Parizeau prenne le contrôle de la baraque, il se joint au Bloc Québécois en 1992. Il y restera jusqu’à la naissance du « Parti Action-Québec »… l’embryon de l’ADQ, auquel il se joindra en 1994, devenant ainsi un des membres fondateurs de la formation politique de Mario Dumont! À cette même période, il se découvre aussi des talents d’entrepreneur. 3

Car M. Le Bouyonnec n’est qu’entrepreneur quand l’État veut bien de lui. Il fonde sa propre entreprise de conseil dans le domaine des nouvelles technologies, Innovatech. Il passe brièvement par le Fond de solidarité FTQ et finit par devenir président d’un lobby (subventionné) d’entreprises à la recherche de visibilité (et de subventions) qui tourne au vinaigre en raison des conflits de personnalité en son sein, le CESAM. Cet organisme a pour mission de donner de la visibilité à une industrie multimédia créée artificiellement à coup de millions. Or, malgré ses 14 employés et presque 5 millions en subventions gouvernementales, le projet a coulé à pic, car la visibilité n’a jamais été au rendez-vous. Stéphane Le Bouyonnec, en sa qualité de Président du conseil du CESAM, sera très clair par rapport à ce qu’il a de besoin pour que le CESAM fonctionne : « Stéphane le Bouyonnec croit que le leadership doit venir des grands donneurs d’ordre et des gouvernements. »4

On comprend désormais les idées de la nouvelle ADQ quand on regarde le passé de son fabriquant d’idées. En effet, Stéphane Le Bouyonnec a fait avaler avec succès la couleuvre interventionniste aux adéquistes avec les propositions concernant une Caisse de dépôts destinée à protéger les entreprises québécoises et d’un Bureau d’investissement dans lequel le gouvernement pige à même les fonds publics pour encourager du développement économique planifié duquel a découlé ,dans ses applications précédentes, des désastres comme la Cité du Multimédia, la Gaspésia, le Plan Paillé, etc… Dans un entrevue, il déclare un jour qu’il prône un « capitalisme soft », ce qui en dit long sur sa vision d’une économie libre, mais pas trop, et surtout, à l’abri des soubresauts. Capitalisme soft: l’apanage des sociaux-démocrates.

Mais le plus beau reste à venir: Le Bouyonnec est impliqué dans d’un des gros éléphants blancs de l’histoire du gouvernement péquiste interventionniste de l’époque: le Centre Métaforia!

Les années 2000: Bouyonnec le subventionné

Transportons-nous au début des années 2000. Le vice Premier-ministre est Bernard Landry, alors que Claude Béland est président de la Société générale de financement. Stéphane Le Bouyonnec, via sa firme Innovatech, vient de travailler sur un spectacle multimédia dans le cadre d’une exposition internationale à Lisbonne. Charmé, il veut importer le concept. En 1999, il conclut un partenariat avec une société qui a étudié le marché potentiel: Le Bouyonnec a les portes des États-Unis ouvertes devant lui, selon le résultat de l’étude de marché. Les lettres d’intentions abondent…

Tout le Québec interventionniste se prosterne, la presse québécoise se met de la partie et ne tarit pas d’éloges sur le prodigue du multimédia : la SGF lui accorde près de 12 millions de dollars pour faire démarrer le projet, nommé Centre Metaforia. Mais tout ne se passe pas comme sur des roulettes, loin de là! D’abord, le site provoque moultes controverses. Après plusieurs confirmations de sites définitifs, il atterrit sur Sainte-Catherine. Là, le chantier est un capharnaüm et les dépassements de coûts sont nombreux. Puis, vient l’inauguration qui tourne à la catastrophe, alors que la principale attraction, le spectacle multimédia Oceania, est victime d’un bogue en pleine démonstration. Lorsqu’il est relancé, les prix rebutent la clientèle (malgré les prix fixés selon une étude de… Léger Marketing, la firme de sondage fondée par des péquistes!) Au final, le projet ne décolle pas, mais Stéphane Le Bouyonnec se fait rassurant: il a une entente de principe avec des gens intéressés par son concept aux États-Unis, et tout va aller comme sur des roulettes.5

L’inévitable arrive, le Centre Metaforia ferme ses portes en 2002, à peine un an après son ouverture. Au total, le projet aura coûté au bas mot 23 millions de dollars aux contribuables selon la ministre des finances de l’époque, Pauline Marois. Pour la critique libérale de l’époque, Monique Jérôme-Forget, c’est plutôt à 28 millions que se chiffre la perte. 6

Les erreurs arrivent à tout le monde, mais quand elle coûtent autant aux contribuables, c’est plus délicat. Or, M. Le Bouyonnec n’a pas l’air d’avoir compris qu’être entrepreneur consiste à assumer ses responsabilités. Bien évidemment, il fait porter la responsabilité de l’échec de Métaforia… au gouvernement! Selon lui, c’est à la SGF qu’incombait la responsabilité de sauver sa créature, déjà payée par les contribuables, de la faillite! Il dit ne pas vouloir critiquer la SGF mais affirme que c’est à cause des règles trop contraignantes de celle-ci que son bébé enfanté grâce aux contribuables n’a pas pu être sauvé.

La règle de participation maximale de 50% de la SGF s’est avérée très contraignante. Lorsque le bateau a pris l’eau, à la fin de l’an 2000, la SGF n’a pu réinjecter des fonds pour le maintenir à flots, puisque l’entreprise détenait déjà 49%.

- Stéphane Le Bouyonnec sur son échec avec Metaforia. 7

Oui oui, vous avez bien lu! Le Bouyonnec (de retour dans le giron péquiste à cette époque) considère que malgré son projet bâclé, le gouvernement avait le devoir moral de venir à son secours! Le Bouyonnec est de cette école de pensée qui croit que le gouvernement doit sauver toutes les erreurs économiques! Bref, de faire du BS pour corporatifs.

Le mot de la fin

La compréhension des idées politiques actuelles de l’ADQ se fait aisément quand on regarde le passé de celui qui se cache derrière celle-ci. Au congrès des membres du parti à Laval, Stéphane Le Bouyonnec a fait avaler avec succès une politique économique qui repose sur la protection des entreprises d’ici au détriment des principes de l’économie de marché qui jusqu’ici ont prouvé leur efficacité à pousser les entreprises à innover. N’ayant jamais pu accepter le fait qu’il n’était qu’un assisté social corporatif, Stéphane Le Bouyonnec tente-t-il d’institutionnaliser par rancune personnelle ce à quoi il estime avoir droit, c’est-à-dire des largesses de l’interventionnisme étatique? Le Bouyonnec n’essaie que de donner aux autres ce qu’il estime avoir dû recevoir, au détriment de l’économie du Québec et de ses contribuables écœurés de voir leur argent gaspillé.

SOURCES:

(1) GERMAIN, Daniel. « Technologie: Stéphane Le Bouyonnec, 35 ans ». Commerce. Vol 100, No 13, Novembre 1999. P.49

(2)PETROWSKI, Nathalie. « Stéphane Le Bouyonnec : Un homme et ses métaphores ». La Presse. 18 décembre 2000, p. A5.

(3) Ibid.

(4)DUTRISAC, Robert. « Grogne et mécontentement dans le mileu: le CESAM dans la ligne de mire ». Le Devoir. 30 janvier 1999, P. C1.

(5) DANSEREAU, Suzanne. « Métaforia se veut rassurante envers ses créanciers nerveux ». Les Affaires. 24 mars 2001. P. 6.

(6) BRETON, Pascale. « Québec perd 20 millions dans le naufrage de Metaforia ». La Presse. 1er mai 2002. P. D2

(7) VAILLES, Francis. « Lebouyonnec défend Métaforia et traite les libéraux de démagogues ». La Presse.
6 novembre 2002, P. D1

25 commentaires au billet “Le Bouyonnec: biographie d’un gauchiste adéquiste”

  1. Stéphane Dumas a dit:

    Vivement que Le Bouyonnec trouve le chemin de Damas au plus vite ce qui sera une tâche très difficile. Sinon à la blague, je dirais que Québec-solitaire devrait l’embaucher.

  2. Tommy a dit:

    Excellent article!
    En espérant que quelqu’un quelque part à l’ADQ tombe sur ce blog…

  3. LBII a dit:

    @Stéphane Dumas
    Il n’a pas le profil d’un authentique hippie de QS, sa place est avec les bourgeois bohèmes du Parti Québécois. Dans le fond, il faut souhaiter un retour à l’expéditeur!

    @Tommy!
    Le mieux, c’est de participer à la diffusion! Si tu as un blogue, fais le lien vers mon article. Sinon, parles-en à tes connaissances… quelqu’un de l’ADQ tombera dessus un de ces jours…

  4. Canard a dit:

    En 2002 Dumont avait un discours très pro libre marché. Il a monté dans les sondages. Il a préféré alors tout mettre de côté et plaire à l’opinion publique plutôt que de défendre courageusement ses idées (en supposant qu’il y croyait réellement ce dont je doute de plus en plus). Résultat: échec électoral, les gens n’aiment pas les girouettes, on a mis ça sur le compte de sa jeunesse.

    A ce moment la j’ai eu un petit doute.

    Le jour ou Dumont en parfait petit couillon n’a pas défendu son candidat Plante qui avait probablement le plus de potentiel de conviction et de vision parmi ses candidats. Tout ça pour satisfaire une certaine gaugauche dont il s’imaginait soutirer quelques appuis. En parfait choker il a démontré à tous les québécois dont moi et ma famille qu’il n’avait aucune colonne et surtout qu’il était prêt à tout renier pour espérer faire quelques gains immédiats. Résultat: heureusement pour lui, il a bénéficié de la faiblesse des deux autres partis mais malgré un timing extraordinaire pour lui, n’a pas réussi a l’emporter et les sondages actuels démontrent que le vote de protestation qu’on lui a attribué l’an dernier ne lui reviendra plus. Les gens déchantent et voient qu’un homme sans convictions ne changera jamais.

    Justement a défaut d’en avoir, aller chercher Le Bouyonnec qui est dans le champ complètement opposé à sa base est justement le parfait exemple du manque de cohérence de Dumont. En même temps ca explique beucoup de choses. Ne soyons donc pas surpris que tout le monde avec un peu de vision dans ce parti n’y soit plus.

    Je ne sais pas si vous êtes prêts à élire un homme sans parole et sans valeurs? Moi pas

    De prendre un Le Bouyonnec pour t’alimenter à l’ADQ c’est comme engager le colonel Sanders à la société de préservation du poulet. Si vous y croyez, eh bien tant mieux pour vous.

    La bonne chose dans tout ça c’est que l’ADQ laisse un trou béant à sa droite. Pas nécéssairement la droite réactionnaire, ça l’ADQ occupe ce terrain la à plein mais plutot la droite du libre marché un brin libertarienne. Un peu dans la même veine que Harper à Ottawa.

    C’est drole mais je vois plein de déçus de l’ADQ y adhérer assez facilement.

  5. LBII a dit:

    @Canard

    La comparaison avec le colonel Sanders a du juste: on a laissé rentrer un prédateur du marché dans ce qui était jusqu’alors sa bergerie!

    Mais un parti de droite libérale au Québec… fonder un parti n’est pas une tâche facile, et surtout, les authentiques libéraux sont dans ce paradoxe: comment passer sa vie à faire de la politique quand notre programme est moins de politique.

    Le problème, c’est qu’il y a un besoin de faire quelque chose maintenant avant qu’au Québec, le Tax Freedom Day ait lieu l’année suivante!

  6. David a dit:

    Excellent article LBII, content de trouver ton nouveau blogue.

    Personnellement, je pense qu’il serait difficile de fonder un nouveau parti “libéral” ou “libertarien” au Québec, la culture étatique étant trop bien implanté. Ce n’est pas pour rien que lorsque Dumont tenait un discours libéral, il plafonnait à 15%, 20%, et qu’il n’a dépassé ce cap pour prendre la tête de l’opposition que lorsqu’il a complètement délaissé ce discours pour se lancer dans le populisme lors de la dernière campagne.

    Le Parti Conservateur est le dernier bastion des libéraux authentiques au Québec. On se revoit au Holiday Inn pour la prochaine campagne LBII ? ;)

    PS : Je suis curieux de savoir pourquoi tu considères que l’abandon de l’article 1 du PQ par la Marois est une tragédie ?

  7. David Chrétien a dit:

    Voilà votre souhait fut réalisé, après quelques jeures, un adéquiste a tombé sur ce billet…Comme si nous dormions au gaz…

    Bye bye au plaisir de te lire de nouveau.

    David Chrétien

  8. David Chrétien a dit:

    Au plaisir aussi de toujours se croiser sur l’intranet du parti.

    David Chrétien

  9. LBII a dit:

    @David
    Dès qu’il y a une élection, on va travailler. Je te tiens au courant!

    Et puis au moins, en effet, le Parti conservateur possède une aile libérale dans lequel on peut se sentir à l’aise. C’est le dernier refuge politique de la droite libérale québécoise.

    @David Chrétien
    Nul doute que vous ne dormiez pas au gaz, c’est juste qu’on est jamais sûr de qui va lire quoi et quand!

    Et puis ce cher Intranet… dire que j’avais demandé que mes accès soit coupé lors de ma démission du parti en mai… c’est fou, j’ai encore une adresse courriel @adq.qc.ca valide et je ne milite même plus ! Quelqu’un se pogne-il le beigne au TI?

  10. David Chrétien a dit:

    Cher LBII,tu sais que le parti doit gérer l’arrivée massive de nouveaux membres, par conséquent des nouveaux courriels et accès Intranet à attribuer aux nouveaux adhérents. Donc, l’annulation d’un courriel passe après les nombreuses demandes.

    Quant à l’Intranet, ton accès est maintenant bloqué!

    Au plaisir

  11. David a dit:

    Comme l’a appris Jean-François Plante a ses dépends l’an dernier, l’ADQ est un parti qui tient rancune beaucoup plus facilement qu’il ne prend la critique…

  12. Frankyb a dit:

    Excellent billet, avec de bonnes sources en plus. Ça explique bien le virage de l’ADQ. Beau travail.

    Bien que je n’ai jamais voté pour l’ADQ, j’observe Dumont depuis les 2 dernières élections. Je l’ai souvent trouvé démagogue et populiste dans ses prises de positions par le passé, mais j’ai été séduit par son discours de droite et son intention de sortir le Québec du débat indépendantiste. J’étais donc très content de le voir raffler l’opposition, ce qui permettrait aux Québécois d’observer l’homme politique à l’oeuvre.

    Son soudain changement de cap de droite ouverte vers la gauche protectionniste confirme l’idée que je me faisais de lui avant les dernières élections, c’est-à-dire un homme politique dont la seule vision est celle de son derrière sur le siège du premier ministre, peu importe les moyens. Je sais maintenant un peu mieux d’où ça vient.

    Dommage, car c’est un excellent orateur, qui semble avoir une confiance en lui assez inébranlable. Bref, le type de personnalité qu’il faudrait pour mener à terme une vrai réforme au Québec. Better luck next time I guess…

  13. chucky_b a dit:

    J’ai personnellement connu S. Lebouyonnec, j’ai fait mon secondaire dans les même classes que lui à l’École polyvalente St-Joseph de Mont-Laurier. A l’époque nous étions tous de gauche (à un certain degré) et pro-souveraineté, la jeunesse c’est bien connu cherche a se différencier de la génération précédente et a refaire le monde. Durant cette période qu’est le secondaire S. Lebouyonnec a toujour été un gars honnête, aimable, respectueux et serviable. La vie étant ce qu’elle est nos orientations politiques change avec le temps, certain nomme ces changements une ”évolution” certain comme moi nomme ces changements ”un éveil”. J’ai personnellement demeurer centre gauche jusqu’au jour ou j’ai fait un cour de sciences politique à l’UQAC, le prof nous a fait faire des travaux sur 2 textes totalement révélateur: ”Discour sur la servitude volontaire” d’Étienne de la Boétie et ”Le diable et le bon Dieu” de J-P Sartre. J’ai compris par la lecture de ces textes que la gauche n’est pas la solution, ces textes ne sont malheureusement pas proposés au secondaire et rarement(je crois) proposer comme lecture au niveau collégial et/ou secondaire, S. Le bouyonnec n’a peut-être pas eu l’occasion de lire ces textes ou, les circonstances de sa vie ne lui ont pas permis, il demeure pour moi une personne qui a fait ce qu’il croyait être bien selon l’information qu’il a reçu, qu’il ait eut des déboires financiers dans sa vie est malheureux et qu’il crois encore que l’État collectiviste soit la solution aux problèmes de la société l’est encore plus.

  14. Ghmw a dit:

    Très belle critique, que j’ai trouvé très bien construite de manière à totalement discréditer M. Le Bouyonnec et à tourner en ridicule l’ADQ. Je remarque cependant que malgré, en effet, de très bonnes sources, c’est un critique absolument non-objective et qui laisse de nombreux faits positifs dans l’ombre justement pour soutenir son opinion. Bien que je ne sois pas d’accord avec plusieurs gestes de Le Bouyonnec, il me semble triste de dépeindre seulement les mauvais côtés de quelqu’un pour ensuite laisser les gens se faire une opinion sur ces négativités. D’ailleurs, je connais également un peu M. Le Bouyonnec, je l’ai rencontré il y a quelques temps, et il me semble risible de lui attribuer la tendance gauchiste de l’ADQ; lui-même désapprouve cette tendance. Il m’a semblé que ses années péquistes étaient loin derrière lui.

  15. LBII a dit:

    @ Ghmw
    Merci pour vos commentaires! Je vais par contre préciser que le but de ce texte en était un de discrédit politique. Il vise à mettre en garde les adéquistes devant ce qui je pense représente un alignement politique inacceptable pour cette formation.
    Et M. LeBouyonnec est responsable de la Commission politique du parti: il dispose d’un pouvoir important sur les propositions politiques soumises aux membres et même sur leur passage en plénière! Si il était contre la tendance prise par le parti, il aurait réagi. Il ne l’a malheureusement pas fait encore.

  16. Durandal a dit:

    Bon, l’ADQ a viré à gauche sur la question écénomique, c’est un fait, mais ca ne veut pas dire que c’est un parti de gauche pour autant.

    Sur les questions identitaires (religion, langue, immigration…) ou de liberté en éducation, l’ADQ est toujours de droite.

  17. Don't Tread on Me a dit:

    @Durandal

    Je préfere un parti indentitairement a gauche (comme tu sembles le définir (Je trouve personnellement que le protectionnisme culturel et identitaire est une notion gauchiste d’état central fort)) mais à droite économiquement que son contraire.

    La force de l’ADQ était de se positionner dans une 3e voie. Plus sa avance, plus elle laisse la 3e voie pour aller partager la voie péquiste sur certain enjeu, sur la voie libérale sur d’autres, et enfin inconfortablement assis entre 2 chaises sur celles qui restent.

  18. Durandal a dit:

    @ DTOM : une forte identitée ne veut pas nécessairement dire « un État central fort », on peut parfaitement avoir un État limité et une identité très présente. Retournes 75 ans en arrière : notre identité était beaucoup plus forte qu’aujourd’hui et nous n’avions pas d’État centralisateur comme aujourd’hui.

  19. Marcel Perreault a dit:

    Je suis du comte de Fabre j aimerais avoir l adresse et le nu. de telephone du comite A .D.Q. DE lAVAL. Auriez-vous l’amabilite de communiquer avec nous par telephone au nu. 450-625-9520 .Advenans les elections provinciale nous aurions des informations a vous soumettres. Nous serions interresser a devenir membre. S.V.P COMMUNIQUER PAR TELEPHONE. MERCI.

  20. Le Suburbain Lucide » Blog Archive » Le Suburbain lucide dans le Journal de Montréal? a dit:

    [...] courriel, sur la similitude entre la chronique de Richard Martineau d’aujourd’hui et un billet que j’avais écrit il y a quelques mois de cela maintenant. Je dois dire aussi que je l’avais lu ce matin avant d’aller [...]

  21. Inquiet pour le Québec : Partie 5 « Calcul, sport et politique a dit:

    [...] du parti était laissé entre les mains de deux sociaux-démocrates notoires : Diane Bellemare et Stéphane Le Bouyonnec. Ce n’était pas le genre de trucs qui amélioraient la symbiose entre moi et mon parti. Nous [...]

  22. perco a dit:

    Vous vous rendez compte de la peine que vous nous faites en parlant comme ça du Bouyonnec ?

  23. Inquiet pour le Québec : Partie 5 « Les analystes a dit:

    [...] du parti était laissé entre les mains de deux sociaux-démocrates notoires : Diane Bellemare et Stéphane Le Bouyonnec. Ce n’était pas le genre de trucs qui amélioraient la symbiose entre moi et mon parti. Nous [...]

  24. archeomar a dit:

    c vraiment du n importe quoi c une campagne de salisage pour le bouillonnec

  25. LBII a dit:

    Ce n’est pas vraiment pour lui, c’est plutôt contre lui. Je pense que les militants adéquistes ont le droit de savoir à qui ils ont affaire.

Laissez un commentaire