Le maire qui n’était pas là

Pas de grosses analyses aujourd’hui, juste un bien bref commentaire!

Avec le maire de Montréal Gérald Tremblay qui portera les chapeaux de maire (grâce à l’élection), de président du Conseil exécutif (grâce à lui-même qui s’est donné le poste) et de maire de l’arrondissement Ville-Marie (grâce à une modification de la loi qui dit que maire de Montréal = maire de Ville-Marie), suis-je le seul à douter de la capacité de Gérald Tremblay d’assumer ces trois responsabilités?

On a appris que le maire défait de l’arrondissement Rosemont–Petite-Patrie André Lavallée a été recyclé comme attaché politique du maire : il y a de très bonnes chances qu’il hérite de l’essentiel des tâches du maire de Ville-Marie. C’est quand même merdique qu’alors que cet arrondissement était dirigé par un homme à l’éthique douteuse (benoît Labonté), que des projets de plusieurs milliards y ont cours et que les problèmes y sont criants d’apprendre qu’un non-élu sera réellement à la charge de l’arrondissement!

Alors que le refus de payer des taxes foncière est une offense criminelle, on dirait que les élus ont tout les passe-droits pour accumuler les responsabilités (et sûrement le salaire qui va avec) pour ensuite se défiler en confiant leurs tâches à quelqu’un qui est nullement imputable devant la population… la joie!

Un commentaire au billet “Le maire qui n’était pas là”

  1. André Querry a dit:

    Mardi soir dernier, le 24 novembre 2009, les citoyens de l’arrondissement Ville-Marie ont dénoncé la formation de leur nouveau conseil d’arrondissement issu de la loi 22, qui est formé entre autres de trois membres non élus démocratiquement.

    En plus de la question purement démocratique du droit d’élire ses représentants, la question du double mandat pose aussi une question fondamentale. Comment une personne peut-elle représenter adéquatement deux comtés ou quartiers sans être en conflit d’intérêt réel ou apparent?

    Il y a long temps que le gouvernement du Québec (1874) a interdit la possibilité d’être élu député dans deux comtés. La Loi sur l’assemblé nationale du Québec interdit aussi la possibilité d’être député et conseiller municipal, lorsque Michel Bissonnette a été élu comme maire de Saint-Léonard il a du démissionner de son poste de député le jour de l’élection.

    Pour le maire Tremblay, seul le gouvernement du Québec peut changer la situation. Pour agir, le maire de Montréal a besoin d’une résolution adoptée par le conseil municipal de Montréal.

    Les conseils d’arrondissements de la Ville de Montréal doivent adopter une résolution pour exiger la restitution des droits démocratiques aux citoyens du centre-ville de Montréal. Une autre proposition dans le même sens doit être déposée et votée au conseil municipal de Montréal.

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