Obama et le Canada

Voici comment Raymond Chrétien, ex-ambassadeur du Canada aux États-Unis, a parlé de l’expérience de Barack Obama sur les relations canado-américaines : il n’a pas beaucoup d’expérience, mais il a habité à Chicago, tout près de la frontière canadienne! Ça ne vous rappelle pas quelque chose? Il a tenu ces propos à l’émission Les coulisses du pouvoir du 2 novembre 2008.

Je veux bien croire que les propos ne viennent pas de Obama lui-même mais bien d’un ancien ambassadeur et neveu de l’ex-premier ministre Jean Chrétien, mais tout de même, pourquoi avoir raillé Sarah Palin quand elle a dit que la proximité de son état (Alaska) lui donnait une expérience de politique étrangère alors qu’on attribue à Obama des qualités dans sa compréhension du Canada parce que Chicago est une ville proche de la frontière?

Une autre preuve que quand vient le temps de parler des républicains et des démocrates au Québec, on n’ait pas le réflexe de les considérer sur le même pied d’égalité.

5 commentaires au billet “Obama et le Canada”

  1. L'Anti-Dogmatique Québécois a dit:

    D’accord mais bon, globalement, avoue cher Suburbain, que globalement son analyse de l’expérience canadienne d’Obama était plutôt négative. C’était bon d’ailleurs comme émission, c’est plutôt rare qu’on parle des côtés négatifs d’une présidence Obama (même moi, un partisan de celui-ci depuis le début, peut admettre qu’il y en an)!

  2. LBII a dit:

    Tout à fait, c’était négatif! Mais je n’aime pas qu’on fasse un double standard sur cette question de proximité internationale = expérience politique

  3. B. Vallée a dit:

    Chicago, proche de la frontière canadienne… À 458 km, plus précisément, de Windsor, Ontario. C’est plus que la distance Québec-Ottawa !

    Vraiment n’importe quoi !

    Et si Obama était originaire du Minnesota, un état où le hockey est très populaire, l’impayable Chrétien y aurait sans doute vu un élément positif pour les futures relations canado-américaines.

    N’importe quoi !

    Dire qu’on s’est moqué de cette pauvre Sarah Palin parce qu’elle avait osé dire qu’elle voyait la Russie des fenêtres de sa résidence ! Nos soi-disant « diplomates » sont dix fois plus cons ! Bah, vous savez, Detroit, Chicago, Cleveland, Michigan, Illinois, Ohio, c’est toute pareil ces coins-là !

    C’est fou toutes les niaiseries que nos belles âmes libérales (au sens canadien du terme) peuvent aller chercher pour justifier leur Obamania ! Même ce pauvre Rick Mercer s’en est mêlé, en utilisant les ondes de la CBC pour supplier les Américains des « états frontaliers » de voter Obama ! Ah, les « lumières du nord » ! Mais les Américains n’ont sans doute rien à cirer de la CBC !

    Il faudrait peut-être retomber sur terre, enfin. Après tout, Obama n’a rien d’un saint ni d’un génie. Ce n’est qu’un politicien, rien qu’un politicien…

  4. L'Anti-Dogmatique Québécois a dit:

    “Ce n’est qu’un politicien, rien qu’un politicien…” qui va sûrement faire l’histoire mais quand même, c’est pas mal ça!

  5. B. Vallée a dit:

    « … qui va sûrement faire l’histoire mais quand même, c’est pas mal ça ! »

    Plus les politiciens sont narcissiques (et ils le sont tous un peu, autrement ils ne seraient pas devenus politiciens) et plus ils ont la prétention, futile, de « faire l’histoire ». Quand ils n’ont pas la vanité (ce qui est franchement insupportable) d’incarner cette pure abstraction qu’on appelle le « destin collectif ».

    Dans le cas de Barack Obama, aussi sympathique, aussi gentil soit-il, on peut dire que ça frôle le délire.

    Ces propos vous paraîtront sans doute un peu cyniques, voire même un brin « dogmatiques ». Je m’en excuse. Que voulez-vous, je suis incapable de prendre la politique au sérieux !

    Ceci étant dit, comme tout bon athée catholique je respecte la liberté religieuse. Si votre religion civico-humaniste vous commande de considérer Obama comme une sorte de « sauveur », qui saura réconcilier l’humanité souffrante avec les « barbares » américains, grand bien vous fasse. Ce qui se passe dans votre cervelle ne regarde que vous, et je serais bien présomptueux de vouloir y changer quoi que ce soit…

    Barack Obama n’est pas le premier dont les belles âmes nous disent qu’il va « faire l’histoire »… On s’en reparlera dans dix ans…

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