Vous saviez que Barcelone veut les Jeux d’hiver de 2022?

Écrit le 9 mars 2010 par Matt

Le maire de Barcelone, Jordi Hereu, avait annoncé en février qu’il voulait faire de sa cité la ville-hôte des Jeux Olympiques d’hiver de l’année 2022, proposant que les sports d’intérieur se passent dans la métropole catalane et que les activités d’extérieur se passent dans les Pyrénées, dans la province de Gérone (Girona).

Plusieurs personnalités critiquèrent cette proposition et reprirent les mêmes critiques qu’à Vancouver: «Nous n’avons pas le climat ni la neige pour tenir ces Jeux!».

Empar Moliner: Jordi, pardonne-moi pour ne pas avoir cru en toi...

Empar Moliner: Jordi, pardonne-moi pour ne pas avoir cru en toi...

La récente tempête de neige amena une écrivaine et éditorialiste, Empar Moliner, à exprimer publiquement ses excuses au maire… tout en ajoutant de nouvelles suggestions loufoques de lieux pour tenir les Jeux afin de continuer à rire de ce projet plutôt fantaisiste.

Du côté des citoyens de Barcelone, certains voulurent aussi démontrer que leur ville a maintenant vraiment tout pour tenir des Jeux Olympiques d’hiver…

Tout pour du curling…

Curling dans les rues de Barcelone

Tout pour la luge, le bobsleigh ou le skeleton…

Bobsleigh, luge et skeleton

Tout pour les épreuves de descentes en skis (même entre les voitures)…

Ski alpin

Les blogueurs et éditorialistes du Suburbain Lucide souhaitent bien du bon temps aux plus jeunes et aux amants de l’hiver du nord-est de l’Espagne.

Ils espèrent aussi un dénouement rapide aux problèmes que vivent les Catalans en lien avec la tempête de neige d’hier.


P.S.: Voyez cet extrait du «Téléjournal» (Telenoticies) de la chaîne TV3

Cela donnera une impression de déjà vu pour bien des résidents du sud de la province…


MÀJ: Québec 2022 a de la compétition… ;-)

Quand le ciel nous tombe sur la tête

Écrit le 9 mars 2010 par Matt

Tempête de neige en Catalogne

Tempête de neige du 7 au 8 mars 2010 en Catalogne (Source: El Periódico de Catalunya)

Lorsque surviennent des catastrophes naturelles, des situations météorologiques ou humaines exceptionnelles, il est facile d’être dépassé par les événements. Mais l’humain a au moins cette capacité de s’adapter et d’apprendre en prévision d’un futur similaire. C’est aussi l’occasion d’actes de solidarité gratuits et volontaires faisant preuve d’une belle humanité.

Depuis la nuit du 7 au 8 mars 2010, le nord de la Catalogne était paralysé après la chute d’une bonne bordée de neige (30 centimètres par endroits). Au menu: pannes d’électricité généralisées dans le nord, milliers de voitures bloqués sur les autoroutes, la majorité des commerces et édifices publics fermés, incluant stations-services et supermarchés.

Pour la région, c’est un réveil qui vient signaler que, contrairement aux régions quasi-désertiques du centre de l’Espagne, la portion du territoire catalan située au pied des Pyrénées en est un qui doit aussi repenser ses infrastructures en fonction des conditions nordiques hivernales.

Plusieurs des lignes à haute tension s’effondrèrent puisqu’elles n’étaient pas adaptées pour supporter le poids de la neige, contrairement au Québec par exemple. Des pylônes sont aussi installés de façon périlleuse sur des flancs de montagnes ou de collines en pente raide, ce qui vient compliquer le travail des monteurs.

Bien qu’il y ait de la neige pratiquement à chaque hiver dépassé les 150-200 mètres en altitude, peu de municipalités ont un camion pour déglacer les routes et rues avec du sel ou du sable. Encore moins ont des tracteurs à neige sauf dans les Pyrénées même.

Plusieurs personnes avaient commencé à délaisser l’emploi du gaz naturel pour la cuisine. D’autres peuvent toujours cuisiner mais ils doivent se passer de chauffage, lui aussi au gaz, puisqu’il a besoin de l’électricité pour démarrer.

Pour le moment, les gens se débrouillent du mieux qu’ils le peuvent. Des pêcheurs à Palamós vidèrent le fioul de leurs bateaux de pêche pour approvisionner les génératrices de l’hôpital de la petite ville. Des centres sportifs et communautaires ouvrirent leurs portes pour loger des non-résidents pris dans certaines localités. On peut penser que les rares Catalans qui possèdent une pelle (qui ne sert pas qu’à faire des châteaux de sable) ou une motoneige furent utiles soit pour simplement enlever la neige bloquant les portes d’entrées des maisons ou pour aller chercher les automobilistes pris sur les routes principales ou des malades enfermés chez eux.

Au peu comme au Chili qui adapta son code du bâtiment à la probabilité future d’y revoir des tremblements de terre, il est certain qu’un événement comme celui-ci risque de mieux préparer et mieux armer la population pour l’avenir.

P.S.: Pour celles et ceux qui le vécurent, qu’avez-vous retenu du verglas en 1998? Quelles leçons en avez-vous tiré?

Buzzword: La méthode Toyota, quel est le plan du ministre Bolduc?

Écrit le 8 mars 2010 par Ombudsman

La plupart des Québécois suivant l’actualité pourront nommer “la méthode Toyota” comme le plan du ministre Bolduc pour améliorer les performance du système de santé publique québécois. Mais bien peu d’entre eux pourraient nous expliquer en quoi consiste exactement cette fameuse méthode. Le gouvernement a encore une fois réussi à vendre un “buzzword” sans avoir réussi (voulu?) à en expliquer la mise en application.

Au-delà du clin d’oeil facile avec la série de rappels qui les a placé dans l’embarra ces dernières semaines, en quoi consiste la méthode Toyota?

La méthode Toyota est crée dans les années 1970 et devient mondialement célèbre dans les années 1980. Elle se divise en 3 grands axes:

 

Just-in-time et Kanban

Le premier axe de la méthode Toyota est la philosophie de stock zéro. On tente d’éliminer le plus possible le stockage et ce du début à la fin des processus de fabrication. Ainsi, on obtien plus de places physiques pour les opérations à valeur ajoutée, on économise sur les coûts de stockage et les usines nécessitent un financement initial moins important car elles n’ont pas besoin d’un niveau de stock minimal.

1- On ne produit des voitures que selon la demande, qui sont immédiatement expédiées au réseau de distribution.

2- On ne produit des composantes des voitures que pour produire les voitures planifiées au point 1

3- On n’achète des fournisseurs que les ressources nécessaires aux composantes planifiées au point 2, qui sont livrée immédiatement à la chaîne de montage, sans passer par un entrepôt.

Pour facilité la gestion de tout cela, on intègre la méthode du kanban. Le kanban est un carton posé sur l’emballage des boîtes de composantes. Il sert à la fois de bon de livraison et de bon de commande. Une unité d’une qui fabrique des chaises reçoit une palette de pattes de chaises. Les employés ouvrent la boîte et récupère le kanban. Ensuite, ils envoient le kanban à l’unité qui a fourni la palette pour leur indiquer qu’ils ont besoin d’une nouvelle palette et l’histoire se répète. Le nombre de kanbans en circulation dans un processus est déterminé selon les prévisions de la demande et de la planification du just-in-time.

Dans notre système de santé, cela pourrait dire la diminution des stocks afin de créer plus de salles dans les hopitaux destinée à des processus de valeur ajoutée. Cela pourrait aussi signifier la fin des budgets historiques en faveur d’un financement à l’acte médical.

 

Qualité totale et le jidoka

Le deuxième axe est l’instauration d’une philosophie d’entreprise où la responsabilité de la qualité est décentralisée et mobilise tous les employés. Tout employé devient ainsi inspecteur de qualité dans le cadre de son poste. À Toyota, on avait installé un bouton près de chaque station du processus de fabrication. Tout employé qui avait un doute comme quoi la production ne se passait pas comme prévu pouvait appuyer sur le bouton qui avait comme conséquence de stopper la chaîne de production au complet. Des ingénieurs et inspecteurs allaient par la suite inspecter le lot suspect. On appel ce principe le jidoka.

Dans un deuxième temps, l’administration consulte régulièrement les employés afin d’améliorer l’efficacité et diminuer le taux d’erreur de chacun de leurs gestes. On considère l’employé comme le témoin et l’expert principal pour tous aspect concernant leurs tâches.

Ici, le ministre Bolduc a peut-être en tête la diminution des erreurs médicales par la mobilisation des employés. Peut-être souhaite-t-il aussi une grande consultation auprès du personnel médical?

 

Polyvalence des employés

Le troisième axe va à l’encontre du principe de spécialisation. On change l’affectation des employés de manière régulière afin que non seulement ils soient capable de travailler sur nimporte quel poste de travail en cas d’urgence, mais qu’ils assimilent aussi l’interdépendance existant entre chacun des postes.

Cela  pourrait peut-être se traduire chez nous comme la volonté de donner plus de responsabilités et de pouvoir au personnel infirmier et aux pharmaciens.

 

Biens vs services

La méthode Toyota a été élaboré dans le contexte d’une entreprise manifacturière de biens. Le ministre Bolduc souhaite l’appliquer à un système produisant des services de pointe. Il aurait intérêt a dire à la population comment il appliquera ce modèle afin de l’adapté au système public de santé, car même connaissant les principes de sa méthode préférée, il est très difficile de déterminer ce que le minsitre a réellement en tête.

Une raison de plus de ne pas nationaliser ce qui ne dérange personne quand c’est fait (en/dans le) privé

Écrit le 4 mars 2010 par Matt

Femme portant le niqab

À nouveau cette semaine, les médias québécois nous remettent sur la table le débat sur les accommodements raisonnables en n’interrogeant que des nationalistes qui désirent contraindre tous les individus aux valeurs différentes à se conformer à leurs propres valeurs personnelles puis des inter/multiculturalistes qui souhaitent eux contraindre par la Loi tout le monde à accepter ce qui est souvent inacceptable moralement pour la majorité des Québécois.

Dans cette histoire d’une femme demandant des accommodements dont celui de pouvoir porter le niqab, tout est justifié par le fait que la situation se passe lors d’une activité et dans un lieu appartenant à l’État.

Cependant, personne n’a contesté le fait que l’État offre des cours de francisation? Si des individus désirent venir vivre ici et s’ils sont véritablement désireux d’apprendre une nouvelle langue, pourquoi ne paient-ils pas pour leurs propres cours?

L’histoire n’aurait probablement pas fait la manchette si l’État n’avait pas investi ce domaine où il existe déjà des entreprises et OSBL spécialisées dans l’apprentissage des langues. La dame aurait probablement aussi trouvée l’une de ses organisations prêtes à respecter ses valeurs personnelles ou à lui donner du support en arabe par exemple. Sans l’option du public gratuit, elle aurait pu opter pour des cours particuliers avec un ou une professeur(e).

En créant un service public et “gratuit” (en fait, payés par tous incluant des musulmans, des catholiques, des Anglophones ou des Hispanophones que vous pouvez ne pas aimer pas), c’est malheureux mais vous avez à vous plier à leurs valeurs par souci d’équité puisqu’ils paient aussi pour ça. Le mieux pour ne pas non plus brimer personne dans sa liberté et ses valeurs, c’est de laisser seuls des organismes privés s’en charger comme avant l’étatisation. Ainsi, l’institution publique n’a pas à se conformer ni au dictat d’une personne, d’un groupe minoritaire ou majoritaire sur les autres individus.

Fait à noter pour l’une des mes ex-professeures d’université féministe, nationaliste et marxiste qui fait la navette entre l’UQAM et l’UQTR, des ex-collègues historiens biens-pensants ainsi que les nationalistes entretenant des préjugés sur le port du voile dont Benoît Dutrizac ou Denise Bombardier: Oui, ça existe des femmes qui décident de porter le voile ou le niqab sans se l’être fait imposer par un mari ou un paternel dominateur. Ce cas en est un exemple tout comme en France un mouvement féministe alternatif est né de l’exclusion des femmes musulmanes et des prostituées du principal collectif féministe connu sous le nom de «Ni putes, ni soumises». Nombre de ces femmes le dirent: «C’est leur choix personnel. Point.».

Pourquoi faut-il donc que nos élitistes aux sympathies féministes continuent de traiter TOUTES les musulmanes voilées en victimes d’un homme brutal et violent, ce que symboliserait automatiquement le port de ce symbole religieux?

Bravo, Maxime Bernier!

Écrit le 25 février 2010 par LBII

Philippe Morin, que vous voyez commenter sur ce blogue, me dit souvent à quel point il trouve Maxime Bernier petit. Aujourd’hui, je lui demande de me trouver un politicien du Bloc qui a les couilles de sortir du moule bloquiste et de dire quelque chose hors-normes, qui a le guts de critiquer les orientations du lider maximo du Bloc, Gilles Duceppe. Parce qu’alors que le gouvernement soi-disant conservateur du Canada aime parader à Copenhague et continue d’affirmer qu’il veut faire de quoi contre les changements climatiques, le député de Beauce Maxime Bernier vient de faire son coming-out environnemental dans les pages de La Presse : il ne croit pas au réchauffement de la planète.

Ce geste est d’un courage énorme : alors que des rumeurs laissaient entendre que Maxime Bernier pourrait réintégrer le cabinet conservateur, le député vient de faire tout un pied-de-nez à son parti qui, de peur de perdre les votes des électeurs qui se disent écolos un peu, essaie de jouer le jeu des réchauffistes. À preuve, le bureau du ministre de l’environnement Jim Prentice a tenu à raffirmer son attachement aux théories pro-réchauffement climatique à la suite de la sortie de Maxime Bernier.

Parions qu’avec ça, le député de Beauce vient de se faire des ennemis au sein des organisateurs politiques conservateurs. Sur ce plan, j’aime encore mieux le NPD ou le Parti vert : eux, quand ils croient quelque chose, ils y croient jusqu’au bout. Les conservateurs, eux, aiment jouer à la pute avec des idées au centre et à gauche dans le but de berner les électeurs : ils paradent à Copenhage en ne croyant pas une miette de ce qu’ils font en espérant que les canadiens associent assez environnement et conservateur pour avoir envie de voter pour eux. Les conservateurs disent qu’ils sont le parti de la responsabilité fiscale mais n’hésitent pas à présenter un budget qui pue l’interventionniste et à distribuer des chèques à la grandeur du pays. Les conservateurs de ce pays ont le courage politique d’un caniche quand vient le temps de défendre leurs idées, sauf Maxime Bernier, un homme qui vient de prouver aujourd’hui que ce qu’il croit passe avant l’avancement de sa carrière politique et qui nous rappelle c’est quoi, être un représentant du peuple.

Condos Mont-Jésus-Marie : Maximiser le potentiel d’un site exceptionnel

Écrit le 24 février 2010 par LBII

Pourquoi je ne suis pas la masse des acteurs de la scène urbaine et je ne m’oppose pas à ce que le couvent Mont-Jésus-Marie, situé sur le flanc nord-est du Mont-Royal, soit transformé en condos de luxe, contrairement à plusieurs personnes et groupes organisés (exemple ici, ici et ici)?

D’abord, parce que Montréal a besoin de ses riches. Avec des gens en moyens qui possèdent des propriétés sur le territoire montréalais, la ville pourra prélever des taxes qui lui feront engranger des revenus. En gardant sur son territoires les gens de la haute, elle incitera peut-être aussi ces derniers à s’investir dans Montréal et dans ses institutions, au lieu de les voir s’exiler en banlieue ou dans les Laurentides avec des emplois qu’ils pourraient créer. Avoir des gens riches sur son territoire, ça peut avoir des retombées spectaculaires sur une ville.

De plus, je déplore souvent les discours pro-patrimoine qui négligent souvent l’après-conservation. Il ne suffit pas de faire passer des lois qui figent l’apparence du bâti pour que ladite apparence soit effectivement gelée au bénéfice des générations futures. Penser cela, c’est faire de la pensée magique. Une fois les lois passées, il y a un entretien à assurer. Sans support étatique, personne ne peut assumer l’entretien d’un tel édifice en le laissant dans son état actuel, c’est-à-dire vide et sous-utilisé.

Bien sûr, plusieurs personnes prétexteront que cet édifice devrait revenir à la communauté, qu’il serait beaucoup mieux de le confier à un organisme qui pourrait l’utiliser pour faire du bien autour de lui. Je ne m’objecte pas : dans une situation de libre-marché (qui prévaut quand même ici), un ou plusieurs organismes disposant de moyens suffisants pourraient acheter la bâtisse et y établir leurs opérations. Cela dit, ce n’est pas ce qui s’est passé ici. C’est une grosse firme immobilière qui a acheté l’édifice de l’Université de Montréal, qui elle-même l’avait acheté de la congrégation religieuse qui l’occupait auparavent.

Veuillez noter pour la suite de l’histoire que l’immeuble en question repose sur un terrain de plus de 250 000 pieds carrés et est évalué à 22 millions de dollars.

Vous l’aurez compris, un tel édifice n’est pas à la portée de toutes les bourses. Adoptons un oeil économiste sur cette situation : pour être efficace, celui qui achète cet édifice devra maximiser son utilité. S’il l’achète sans tirer le maximum de son achat, ce sera alors du gaspillage. Voici donc l’offre : un espace très cher et très convoité. Regardons maintenant du côté de la demande : plusieurs personnes peuvent être intéressé par un espace d’une aussi grande qualité. Par contre, la seule façon de nous assurer que ceux qui veulent occuper l’édifice sont ceux qui en tireront le plus d’avantages, c’est de laisser l’espace à celui qui le valorise le plus. Notre outil pour déterminer qui le valorise le plus : le prix offert pour.

La maximisation du potentiel de l’endroit nous amène naturellement à conclure que l’utilisation condo qui en sera faite est la seule compatible avec un site aussi coûteux. Devant le prix du site, rien n’a les reins plus solides que de riches individus se cherchant un logis. Mieux encore, les garanties de conservation du promoteur vont permettre à l’édifice de conserver une partie de ses richesses architecturales, ce qui est aussi un plus pour les acheteurs et qui permettra d’assurer l’entretien de l’édifice en plus : il y a fort à parier que les habitants de ces condos, au prix qu’ils auront payés, refuseront de voir le bâtiment tomber en miettes.

Mentionnons que malgré les démarches, aucun acteur institutionnel n’a voulu racheter le bâtiment à l’Université de Montréal : seul des entreprises privées s’y sont intéressées.

Un mot au sujet de la sauvegarde du Mont-Royal : cette situation n’est pas, contrairement à ce que certains groupes pensent (comme l’opposition au conseil de ville), un assaut sur la montagne. Le bâtiment est déjà là, ce qu’il a grugé de la montagne ne peut être restauré à moins de démolir la bâtisse. L’argument selon lequel le Mont-Royal est menacé par les promoteurs dans cette situation ne tient pas la route puisque ce projet n’enlève aucun des espaces naturels du Mont-Royal.

***

Allons-y cependant d’un bémol : surveillez bien ce qui va se passer! Les acheteurs de ce site : le Groupe Catania, la même firme mêlée au scandale du Faubourg Contrecoeur et dans le possible scandale de Cité-sur-le-Lac, dans l’arrondissement Saint-Hubert de la ville de Longueuil, impliquant la Société d’habitation de Montréal. La réputation actuelle de l’entreprise laisse penser ceci : quand Catania se fourre le nez quelque part, c’est parce que quelque chose sent mauvais… mettons que j’aurais préféré qu’une entreprise plus blanche achète ce site, et j’espère que l’opposition à Montréal sera attentive aux tractations entre la ville et le promoteur.

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Nous avons appris ce soir qu’à cause de l’absence de plusieurs conseillers du parti du maire, Union Montréal, les votes « contre » le changement de zonage donnant le feu vert au projet, venant de l’opposition Vision Montréal et Projet Montréal, l’ont emporté sur les votes « pour » enregistrés par les conseillers d’Union Montréal. Voyons donc ce qu’il adviendra du projet…

Montréal-Vancouver : l’économie et l’immobilier

Écrit le 23 février 2010 par LBII

Nous avons parlé de la géographie, nous avons parlé du côté social, nous avons parlé du côté démographique. Il est temps désormais de comparer l’économie et l’immobilier à Montréal et à Vancouver.

Les données ci-dessous sont tirées des documents sur Montréal et Vancouver du livre 1 du Metropolitan Outlook Winter 2010, publié par le Conference Board du Canada.

Vancouver : statistiques sociales et démographiques

Écrit le 19 février 2010 par LBII

Nous voici au deuxième « billet graphique » de quatre sur Vancouver. Aujourd’hui, nous parlons de quelques statistiques sur les caractéristiques de la population vancouvéroise.

Après le lavage de cerveaux, peut-on procéder au séchage?

Écrit le 18 février 2010 par Matt

Allégorie de la Caverne
En ouvrant la radio ce soir, je tombe sur une reprise d’Yves Michaud en entrevue avec Benoît Dutrizac.

Il s’objecte à ce qu’a dit Lucien Bouchard puis il nous mentionne qu’il continue toujours d’invoquer avec sa femme le Grand Père de la Nation québécoise et c’est son droit.

Mais, dès la seconde minute, il se lance dans la démagogie habituelle dans laquelle on nous a éduqué au Québec (jusque dans les cours d’histoire au secondaire) avec l’étiquette suivante: «extrême-droite néo-libérale triomphante, capitaliste, «les ouvriers, allez chez le Diable!», etcetera».

C’est drôle, mais d’un invité spécialiste/expert à l’autre sur la majorité des tribunes médiatiques québécoises, ils sont incapables de dire, par exemple, «libertariens», «minarchistes», «anarcho-capitalistes», «libéraux classiques», «friedmaniens»/«monétaristes», «hayekiens», «misiens», «autrichiens», «étatistes/nationalistes réformateurs», «rothmanniens», «nozickiens», «objectivistes», «randiens», etc.

Non, d’un à l’autre, c’est «ultralibéraux», «néolibéraux», «tenants du capitalisme sauvage», «exploiteurs capitalistes», «extrême-droite», «droite radicale», «droite exploiteuse des patrons et des riches/nantis», «nazis capitalistes», «racistes d’extrême-droite néo-libérale mysogynes», etc.

Des termes neutres et absolument pas péjoratifs qu’on retrouve constamment dans les écrits d’éditorialistes du journal Le Devoir, de la bouche de journalistes à Radio-Canada, d’un jeune étudiant ou d’un vieux professeur marxiste à l’UQAM.
On peut ajouter TV5 où Matthieu Dugal fit fort récemment en associant ensemble libertariens, libéraux, conservateurs, national-socialistes, mysogynes et racistes nazis… Dans son cas, il s’agit d’une récidive. Les préjugés avant tout, voilà ce qui doit primer.

Cette propagande qu’on nous répète depuis la jeunesse, en nous disant, par exemple, que le modèle québécois est ce merveilleux exemple d’une société juste, équitable, pas totalement parfaite (mais presque!) qui ne verse pas entièrement dans le socialisme tyrannique et qui n’est surtout pas un «enfer néo-libéral exploiteur qui sert que les plus nantis et qui écrase le peuple».

C’est drôle, mais si des types comme Yves Michaud sont souvent élevés au rang de Grandes Élites de la Nation québécoise sur les tribunes nationalistes (comme celle de Dutrizac) ou social-démocrates, pourrait-on s’attendre minimalement à ce qu’ils soient capables de nommer un chat, un C-H-A-T? Pas de le définir comme une bête immonde à cinq pattes avec un nez long comme Pinocchio et des plumes oranges!

Il me semble qu’il n’y a rien de pire que quelqu’un qui se refuse à lire ce qui pourrait éventuellement le faire changer d’avis et ébranler ses convictions et ses croyances.

Mais cette personne y gagnerait et serait capable d’une plus grande objectivité, détiendrait un plus grand savoir (même s’il ne partage pas l’avis d’un auteur, c’est au moins bien de prendre le temps de songer à ce qu’il dit pour savoir ce qu’il en retourne réellement).

On aurait droit, au Québec, à un débat politique intellectuellement plus sain et où l’adversaire n’est pas le Diable, où l’adversaire n’est pas totalement noir et incarnant tout le Mal possible à défaut d’avoir seulement cherché à le connaître.

Malheureusement aujourd’hui, avec son qualificatif digne d’un pamphlétaire et démontrant bien que certains gobèrent totalement ce que les architectes élitistes du système actuel voulait transmettre à sa population, Monsieur Michaud est digne d’être décrit comme le personnage vivant dans la Caverne, percevant parfois de la lumière mais aussi beaucoup d’ombres et établissant son jugement sur les limites de ce qu’il peut et veut voir.

Mesures faiblotes de Jim Flaherty

Écrit le 18 février 2010 par Matt

Bulle immobilière
Depuis quelques semaines, des inquiétudes commençaient à surgir un peu partout dans la blogosphère, sur des vidéothèques en ligne (ici et ) autant que dans certains médias traditionnels.

Après les bailouts puis les incitations des gouvernements à consommer davantage (stimulation économique), est-ce que nos systèmes bancaires et financiers occidentaux pourraient risquer de s’effondrer à nouveau? Avons-nous réellement corrigé la situation?

La réponse du gouvernement Harper semble être que non puisqu’après avoir entendu ces craintes, il a décidé d’y réagir. Ça semble faire l’affaire des institutions prêteuses puisqu’elles-mêmes espéraient de nouvelles règles que toutes les autres devront suivre pour ne pas perdre de clients au profit d’un prêteur qui prendrait plus de risques que la moyenne. On dit même en maints endroits que ce sont elles qui allèrent demander au gouvernement canadien des restrictions sur l’octroi du crédit hypothécaire.

Cependant, on peut se demander si les mesures ne sont pas trop timides et trop tardives. Pour citer Craig Alexander de la Banque TD:

Cela veut simplement dire que si vous pensiez acheter une maison de 400 000 $, vous devrez peut-être en choisir une de 350 000 $.

Puisque les nouvelles mesures n’entrent en vigueur que le 10 avril 2010, parions que des nouveaux arrivés sur le marché du travail et plusieurs personnes insolvables se précipiteront pour tirer profit de l’offre apparemment alléchante qui se terminera dans moins de deux mois.
On oublie aussi que bien des gens dans ces mêmes catégories à fort risque de faire faillite profitèrent déjà des bas taux d’intérêts sur les prêts et de la règle du 5%.

Pour les libertariens autrichiens, le noeud du problème demeure aussi à un autre chapitre: même si la SCHL pourra respirer un peu mieux avec les nouvelles restrictions, la Banque du Canada continuera à offrir des prêts à un faible taux d’intérêts aux banques (il serait surprenant que les taux d’intérêts passent de 0,25% à 5-6% sur une courte période). Ces dernières seront alors probablement tentées de créer de nouveaux produits financiers ou de nouveaux types de prêts pour tirer parti de ces fonds publics donnés quasi-gratuitement.

Bref, bien que les mesures me semblent un pas dans une bonne direction, certaines bases étatiques encourageant l’irresponsabilité des acteurs privés restent en place et le mal, soit de prêter à des gens peu ou pas solvables, est déjà fait.

Voyons dans les prochains mois si le système canadien tiendra le coup avec les nouveaux acheteurs qui commenceront bientôt à rembourser leurs prêts, voyons si Jim Flaherty et Mark Carney réussiront à dégonfler une bulle immobilière qu’ils stimulèrent avec leurs faibles taux d’intérêts et la garantie de la SCHL alors que nos voisins américains entrèrent dans une phase de déclin économique pour les mêmes raisons.

Nous, du Suburbain Lucide, aimons gagner de nouveaux voisins et amis dans nos banlieues. Cependant, nous ne souhaitons pas les perdre, nous retrouver entourés de très grandes maisons vides puis se voir imposés et taxés davantage pour éponger les erreurs de nos États qui stimulèrent artificiellement la construction domiciliaire jusqu’au point de rupture.

P.S.1: Un article complémentaire de Michel Girard sur ces mesures dans La Presse.

P.S.2: René Vézina parle de ces mesures et de la situation périlleuse des ménages canadiens au 98,5 FM.