Écrit le 1 juillet 2009 par LBII
Les fameuses pancartes électorales lors des partielles de Pointe-aux-Trembles et de Bourget il y a maintenant longtemps ont été un élément de polémique qui a rebuté un grand nombre de militants de l’Action démocratique du Québec. Pourtant, personne dans le caucus adéquiste n’a élevé la voix sur ces pancartes qui attribuaient le déclin de la spécificité québécoise à l’immigration.
Une question : le pouvaient-ils?
L’Ombudsman en a déjà parlé, et les lecteurs du Soleil le savent aussi désormais : la réponse est non! Les députés adéquistes n’ont été que des pantins entre les mains de Mario Dumont et de sa garde rapprochée, et c’est aujourd’hui que nous le savons! Super…
Politique québécoise
Écrit le 1 juillet 2009 par Ombudsman
(Voici quelques rumeurs et analyses entendues au sujet de la campagne de Gilles Taillon. Je vous les partage non pas pour leur véracité, mais pour vous donner un aperçu de ce qui se raconte dans les rangs adéquistes)
- Un conflit de personnalité aurait éclaté entre les deux co-présidents de la campagne de Gilles Taillon. Ce différend entre François Bonnardel et Linda Lapointe serait en train de nuire à l’organisation de la campagne;
- Gilles Taillon lui-même aurait ouvert la porte à la possibilité de ne pas mener sa campagne jusqu’au bout. Il semble que la présence de Jeff Plante ait mêlé les cartes et que l’équation “Jeff Plante + Éric Caire > 50% + 1″ semble de plus en plus une réalité. Dans le cas où cette rumeur serait vraie, la question sera de voir lequel des trois autres candidats seraient le favori des supporteurs de l’ex-député de Chauveau;
- Marc Nadeau du blogue Les Bleus est déçu de constater que Taillon ne fait pas appel aux contacts qu’il s’est vraisemblablement faits au cours de sa longue carrière et que l’aspect des idées politiques semble négligé par celui-ci;
- Il semble que la campagne du principal intéressé reposait surtout sur l’hypothèse que sa présence à la tête du parti fasse monter les sondages à un niveau viable. Le dernier coup de sonde a détruit cette hypothèse donnant à une ADQ sous Taillon un maigre 11% des intentions de vote (ce qui montre que le sondage commandé plus tôt par l’équipe Taillon avait été monté en épingles).
Si ces différentes rumeurs et analyses sont fondées, Gilles Taillon pourrait être le Rudy Giuliani de l’ADQ…
Non classé
Écrit le 30 juin 2009 par LBII
L’ancien chef de Vision Montréal était un homme du centre : issu de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Benoît Labonté n’est pas un idéologue, c’est un gestionnaire à la Gérald Tremblay, avec qui il était difficile à départager. En fait, Tremblay et Labonté, c’était blanc bonnet et bonnet blanc!
Mais Louise Harel est arrivée dans le décor. J’ai eu l’occasion de lire un cahier spécial dédié à l’ancienne député péquiste de Hochelaga dans l’hebdomadaire local, le Nouvelles Hochelaga-Maisonneuve, que j’ai peu recouper avec une conversation que j’avais eu avec le commentateur intensif de ce blogue Philippe Morin. Tout ça pour vous parler d’un instrument qui a soutenu la montée politique de Louise Harel : le Parti québécois - Section Montréal-Centre. Bien avant le SPQ-Libre et Québec Solidaire, les tenants de la grosse gauche au Québec, c’était cette « section locale » du Parti québécois qui amenait sur le plancher des congrès des résolutions teintées de rouge… révolutionnaire! Tout ça pour vous dire que la carrière politique de Louise Harel s’est faite à travers ce « parti parallèle » qu’était le PQ Montréal-Centre, et les tenants de cette gauche se sont souvent mis à dos les chefs du PQ qui lorgnaient toujours un peu plus vers le centre.
Bref, Louise Harel est une femme de gauche, qui s’est jointe à un parti de centre. Au municipal, le chef est le parti. On pourrait même dire que tous les partis politiques municipaux sont de petites ADQ avec Mario Dumont : elles suivent le chef, peu importe ou il va et quand le chef prend le bord, le parti virevolte. Alors ne pensez pas que Vision Montréal va rester à sa position médiane sur l’échiquier politique!
Une preuve? Regardez le comité qui vient d’être formé par Louise Harel pour pondre un programme politique à Vision Montréal : Julius Grey, l’avocat apôtre des libertés civiles et farouche militant du Nouveau parti démocratique fédéral, s’occupera de la section sur l’éthique. Florence Junca-Adenot, très connue dans le milieu de l’urbanisme québécois et défendresse des transports collectifs (ancienne présidente de l’Agence métropolitaine de transport) s’occupera du volet transports. Louise Harel semble d’avoir accordé une grande place aux universitaires de l’UQAM avec deux autres professurs du Département d’études urbaines et touristiques (David Hanna et Pierre Delorme en plus de Mme. Junca-Adenot).
Néanmoins, ces nominations plus à gauche sont tempérées par celles Mario Polèse, un économiste aux vues assez centristes et par le haut-fonctionnaire Jacques Girard.
Bref, Louise Harel est à peine installée dans le siège de chef de Vision Montréal qu’elle amène déja le bateau à babord! Au maire de Montréal actuel qui gouverne la ville en comptable, Louise Harel promet une lutte sur des idées qui, quoique contestables, ont au moins le mérite d’être basée sur une idéologie. En novembre prochain, la bataille sera forte entre Union Montréal, coincée sans idées, Vision Montréal au centre gauche et Projet Montréal, qui reste le parti socialiste municipal de Montréal.
Dossier spécial La droite au municipal, Politique municipale
Écrit le 29 juin 2009 par LBII
Tenu compte des débats qui règnent ces derniers temps, surburbainlucide.net a décidé d’adopter à l’unanimité* une philosophie qui guide l’ensemble de nos articles de blogue. Ce « guide politique » sera disponible en permanence sur la section plus « statique » du site, mais nous la publions en première page pour son inauguration.
Désormais, vous saurez à quelle enseigne on loge!

(*) Dans le fond, ça veut dire que l’Ombudsman a dit oui, tout simplement! Mais je trouvais que l’expression « à l’unanimité » faisait plus « big », que voulez-vous…
Non classé
Écrit le 28 juin 2009 par LBII
… est disponible en version intégrale sur le site du magazine. En l’espace d’une minute, vous avez un excellent résumé des scandales de corruption qui secouent la métropole. À lire absolument en cliquant ici!
Des merdes du monde municipal
Écrit le 28 juin 2009 par LBII
Pour une frange de la population un peu plus radicale, l’automobile représente un mal qu’il faut expier de nos villes. Les urbanistes sont souvent à l’avant-plan de ce mouvement : pour beaucoup, la seule ville qui vaille la peine d’être faite est celle qui pénalise le plus possible celui qui possède un véhicule de plus de deux roues ou muni d’un moteur autre que les deux jambes de son propriétaire. Le candidat à la mairie de Montréal Richard Bergeron fait partie de ce courant de radicaux anti-autos : le titre des livres qu’il a publié en disent long!.
La question n’est pas de dire que le transport en commun n’a jamais sa place : considérant que le métro de Montréal a la capacité de transport plusieurs dizaines de milliers de personnes à l’heure, j’ai de la misère à envisager ce qui se passerait si à l’heure de pointe toutes ces personnes entassées dans un métro étaient dans une auto en surface!
Mais le discours anti-auto en vigueur dans certains milieux politiques, sociaux et environnementaux ne vous dira jamais les bénéfices que l’automobile peut apporter. Selon les calculs de Vincent Bénard, l’économiste derrière le blogue Objectif Liberté, c’est 40% du PIB français qui dépend des déplacements en automobile!
Pourquoi un chiffre si important? En fait, les déplacements automobiles sont empreints d’un grand nombre d’avantages : ils permettent une circulation plus facile des biens et des services mais aussi des personnes. Cela permet à une entreprise de pouvoir recruter de la main d’oeuvre sur un plus grand territoire, lui donne aussi plus de choix pour la localisation de ses activités. Pour l’individu, ça signifie plus de choix quand vient le temps de trouver un emploi, de magasiner, de nouer des relations sociales. Qui plus est, un déplacement en automobile reste beaucoup plus efficace en terme de temps qu’un déplacement en transport en commun.
Il y a bien sûr des coûts que les automobilistes ne paient pas, et c’est une situation regrettable. Cela dit, les automobilistes contribuent par contre doublement à rendre les transports en commun moins chers : par les impôts qu’ils paient comme n’importe quelle travailleur, dont une partie sert à subventionner les entreprises de transport en commun, mais aussi par les taxes directes sur l’essence, l’immatriculation du véhicule et autres qui vont elles aussi dans les poches des entreprises publiques de transport.
Certains diront peut-être que si nos villes étaient rémanégées de sorte que le transport en commun se suffirait à lui-même, tout ce que je viens de vous dire perdrait son sens. La seule objection que je peux émettre à cet argument en est un de valeur : il est à mes yeux illégitime qu’un État force les gens à habiter dans des logements dont ils n’ont pas envie parce que c’est mieux collectivement. Il s’agit d’une totale violation de la liberté de choisir où l’on veut s’installer, d’une négation totale du libre-arbitre et des préférences individuelles. À mes yeux, la priorité n’est pas de contrôler là où les gens doivent vivre et dans quel typologie résidentielle, mais bien de s’assurer que les gens assument le plus possible les conséquences de leurs choix d’habitation et de travail.
En conclusion, rappelez-vous que si la circulation automobile a certes des inconvénients, il n’en demeure pas moins que ses avantages dont on parle malheureusement peu représentent une bonne partie de la richesse produite un peu partout. La mobilité individuelle a permis d’amélorer le niveau de vie de millions de gens, et à la place de chercher à en contrôler l’utilisation, on devrait plutôt chercher à s’assurer que chacun paie la part de la mobilité qu’il utilise.
Des merdes du monde municipal, Transports, Économie
Écrit le 27 juin 2009 par LBII
C’est en fin de semaine que se termine la course au leadership du Parti progressiste-conservateur Ontarien. En faisant quelques recherches sur le sujet, je suis tombé sur le slogan de campagne de Tim Hudak, qui a gagné le premier tour de la course qui s’est tenu un peu plus tôt aujourd’hui : Right For Ontario, qui vous aurez deviné se veut un astucieux jeu de mot avec le mot “right” qui veut dire dans la langue anglaise “correct” comme dans l’expression “that’s right” qui veut dire “c’est correct”, mais qui peut aussi vouloir dire “avoir raison” comme dans le terme “you’re right” qui signifie ici “tu as raison. Mais bien sûr, “right” veut aussi dire “droite”! Et il semblerait que Tim Hudak possède un des programme les plus conservateurs sur le plan économique des quatre candidats à la chefferie. D’ailleurs, Randy Hillier, dont nous avions déjà parlé sur ce blogue et qui a été éliminé au premier tour, vient de se rallier à Hudak. Randy Hillier est issu du monde rural ontarien, et compte parmi ses appuis des défenseurs du droit de propriété (vu son ancienne affiliation à la Ontario Landowner Association) ainsi que des conservateurs sociaux et religieux.
Je ne peux m’empêcher de penser à la campagne de Jean-François “Jeff” Plante à la chefferie de l’ADQ. Lui aussi avec un slogan à double sens “l’Action adroite”, il mène une campagne axée sur le conservatisme fiscal et la famille, un thème plutôt conservateur sur le plan social. Comme nous le disions, Tim Hudak mène la course au leadership des progressistes-conservateurs ontariens : est-ce que Jean-François Plante va répéter l’exploit?
Politique ontarienne, Politique québécoise
Écrit le 27 juin 2009 par Ombudsman
(Il semble y avoir un bug avec la lettre ouverte de mon collègue. Vous pouvez la consulté en attendant sur République de Bananes)
Un texte de Catherine Morissette, qui était députée de Charlesbourg et porte-parole en immigration et communautés culturelles lors de la dernière législature, fait beaucoup réagir. Réagissant elle-même à un commentaire qu’elle a reçu sur son blog au sujet d’une conférence à l’Institut Fraser, elle nous donne son regard interne de la gestion de l’aile parlementaire de son dossier. On y voit une députée dont on a enlevé le contrôle de son dossier par des stratèges politiques.
Le contrôle de l’aile parlementaire du parti par l’entourage proche de Mario Dumont durant ce mandat n’est pas qu’un mythe. Elle a même du discourir à l’encontre de ses propres convictions sachant que ses propres idées étaient plus valable que la ligne de parti.
Pendant des mois nous nous demandions ce qui a causé ce virage au centre de ce parti. Était-ce les députés élus qui étaient plus modéré que la moyenne de leurs partisans? Était-ce une stratégie visant à prendre la place du Parti québécois dans un système fondamentalement bipartique? À la lumière du témoignage de l’ex-députée, je crois qu’on a maintenant une meilleure idée de la réponse.
Comme dans le conte des habits neufs de l’empereur, la plupart des députés devaient voir le glissement de la ligne politique et que l’empereur Dumont avait été revêtu par ses proches couturiers de vêtements imaginaires. Mais aucun n’a osé à ce moment le crier haut et fort de peur d’être le seul à le voir et d’avoir l’air ridicule auprès du chef et des autres députés qui jouaient pour plusieurs la même mise en scène.
Les leçons à tirer de la triste histoire du caucus 2007-2008 de l’ADQ sont que d’entretenir dans un parti un culte d’une personnalité est un couteau à double tranchant et qu’il faut constamment garder son esprit critique en tout temps, autant comme militant que comme député.
Catherine Morissette vient de briser le mur du silence. En étant probablement la première à le faire publiquement avec des exemples aussi concrets, elle fait preuve cette semaine de courage et mérite tout notre respect. Ces témoignages permettront à l’ADQ de se rebâtir solidement en évitant de répéter les erreurs du passé.
Non classé
Écrit le 24 juin 2009 par LBII
C’est l’ancien conseiller en communication de Mario Dumont qui travaille désormais en Irak (!), Éric Duhaime, qui remet à sa place Sébastien Proulx dans une lettre publiée dans Le Soleil. Ça vaut le détour!
Politique québécoise
Écrit le 23 juin 2009 par Ombudsman
Touchant témoignage d’un Sébastien Proulx prêt à se sauver en courant si l’ADQ devenait un parti de droite, qui ne rejette pas le concept d’état-providence et qui pourrait aller rejoindre le PLQ maintenant que la paternité l’a ammené plus au centre. L’homme qui donnait l’ADQ pour morte au dernier Conseil général si elle restait moins de 400 jours sans chef ne peut dire ce qui doit différencier le parti du PLQ.
Sans surprise, on apprend qu’il a un penchant pour Gilles Taillon.
Et dire que certains se demandent encore où sont passés les 700 000 électeurs.
Politique québécoise